Nous voulons des vêtements propres
Enquête sur 33 entreprises présentes sur le marché belge
Porter un autre regard sur les marques et les enseignes de mode à la lumière de leur engagement pour les droits fondamentaux des travailleurs, c’est ce que propose la brochure « Nous voulons des vêtements propres ». Au final, pas de liste noire ni de maître achat mais une grille d’analyse nuancée et 33 profils d’entreprises présentes sur le marché belge. De quoi mettre en évidence des tendances lourdes notamment en terme d’approvisionnement massif en Chine, on pouvait s’y attendre, mais, plus étonnant, en terme d’adhésion quasi générale à un code de conduite. De quoi aussi mettre le doigt sur des faiblesses souvent révélatrices du peu d’espace laissé au dialogue avec les travailleurs concernés et du peu de transparence vis-à-vis des consommateurs. Les entreprises belges ne se distinguent pas par leur dynamisme en la matière, loin s’en faut. Reste à espérer qu’une prochaine édition de « Nous voulons des vêtements propres ! » puisse mettre en évidence les démarches qu’elles auraient accomplies entretemps.
Attention! Une nouvelle édition de cette brochure a été publiée en janvier 2012. Elle dresse le portrait de 36 enseignes de vêtements de mode. Pour la découvrir, cliquez ici.
Nous voulons des vêtements propres ! (2009) :
Une brochure de 80 pages contenant 33 profils d’entreprises : Asics , Benetton , C&A , Cassis , Charles Vögele , E5 Mode , Esprit , Fila , Filippa K , G Star , Gsus , H&M , Hema , Inno , JBC , Lotto , M&S Mode , Mango , Mayerline , Mizuno , New Balance , Nike , O'Neill , Prémaman , Promod , Springfield , Trafic , Triumph , Umbro , Vero Moda , We , Zara , Zeeman.
Télécharger la brochure
Commander un exemplaire au prix de 3€ (+ frais d'envoi) : achacteurs@achact.be
3 janvier 2009 - En ce premier jour des soldes, la Campagne vous propose un autre regard sur les marques et les enseignes de sport et de mode… Et si nous recherchions des vêtements fabriqués par des femmes et des hommes qui, où qu’ils soient, gagnent un salaire décent, ne sont pas contraints de passer nuit après nuit à finir une livraison de jeans, peuvent s’organiser pour défendre collectivement leurs droits…
Mais où trouvez des vêtements propres ? Que font marques et enseignes pour les droits fondamentaux des travailleurs ? C’est ce que vous propose de découvrir « Nous voulons des vêtements propres ! ». La brochure qui vient de sortir de presse se base sur les profils de 33 entreprises présentes sur le marché belge, dont sept marques de sport et 26 enseignes de mode.
Une volonté de progrès, pas une distribution de bons ou mauvais points
Si la brochure se décline élégamment en noir et blanc, son propos se veut tout en nuances : pas de listes noires ou blanches, pas de nom d’enseigne ni de marque 100% « propres » ou 100% « sales ». Cette première édition propose un état des lieux. A sa base, des données recueillies de manière systématique au niveau international sur 130 entreprises. Cette information a été ensuite traitée selon des clés d’analyse dont la pertinence se fonde sur 15 années d’observation du secteur et des conditions de travail dans les usines et les ateliers. Ces informations permettent de tracer les profils de chacune des 33 entreprises retenues en Belgique et d’en présenter aussi une analyse transversale.
Surprises !
Le résultat est parfois surprenant. Qui aurait imaginé que par exemple sur les 33 entreprises retenues pour le marché belge, 29 fassent référence à un code de conduite. C’est une nouvelle donne importante. Mais si cette démarche – volontaire, il faut le rappeler - a le mérite d’exister, elle ne doit pas occulter l’absence de régulation contraignante en matière de responsabilité de filière, encore moins les faiblesses dont ce type d’initiative souffre souvent. C’est régulièrement le cas en termes de normes salariales – souvent inférieures à un salaire minimum vital - et en matière de reconnaissance du droit des travailleurs à s’organiser en syndicat.
Les clés d’analyse proposées permettent de jauger la profondeur de l’engagement des entreprises jusqu’à leur participation à une vérification multipartite d’une part et à l’intégration de leur code dans leurs pratiques quotidiennes d’approvisionnement d’autre part, seules garanties effectives d’une démarche durable et d’une information correcte des consommateurs.
Sur l’échantillon de 33 entreprises, neuf participent à une initiative de vérification multipartite, soit plus d’une sur quatre. Et une sur trois affirme par ailleurs tenir compte de son code de conduite dans ses pratiques d’approvisionnement. Une prise en compte vraisemblablement toute relative puisque la plupart d’entre elles s’approvisionnent en Chine où la liberté d’association n’existe pas et à peine trois entretiennent des relations de plus de 5 ans avec une majorité de leurs fournisseurs…
Mais s’il faut tirer de l’analyse les résultats les plus surprenants vient en tête de liste la très fréquente exclusion des travailleurs des démarches qui visent à améliorer leurs propres conditions de travail et à respecter leurs droits fondamentaux. Marquante est aussi la faiblesse de la communication des entreprises vers les consommateurs en matière de code de conduite, de lieu de production, d’engagements en matière de contrôle ou de vérification.


























































































































